Echographie de grossesse

À propos de l’échographie de grossesse


Échographie  de grossesse :

(D’après document établi par le Collège Français d’Echographie Fœtale en collaboration avec le Groupement des Assurances Mutuelles Médicales).

L’examen en cours de grossesse comporte 4 parties dont l’importance varie suivant le terme :

  • 1 / Appréciation de la vitalité (activité cardiaque, mouvements…)
  • 2 / Etude biométrique par la mesure de certaines parties déterminées afin de préciser le début de grossesse, si l’examen est précoce, et de surveiller la croissance.
  • 3 / Analyse morphologique par l’observation de certaines structures fœtales définies, connues pour leur utilité dans le dépistage de pathologies fréquentes et/ou sévères.
  • 4 / Observation de l’environnement du fœtus (liquide amniotique, placenta, Doppler…).

La réunion de tous ces éléments constitue un bilan de santé de votre enfant, inaccessible par toute autre méthode, qui renseigne sur son état immédiat mais aussi sur certains risques de pathologies pouvant se manifester plus tard au cours de la grossesse ou même après la naissance. De très nombreuses malformations sont également détectables et l’amélioration constante du matériel et des  connaissances scientifiques accroît régulièrement les performances diagnostiques.

Cependant, tout bilan échographique même conduit  avec compétence comporte des limites :

  • Il est généralement plus opportun de concentrer la recherche sur les éléments réellement utiles, c’est pourquoi la majorité des médecins se réfère à des protocoles d’examen pré-établis.
  • Les performances théoriques de l’échographie sont minorées dans certaines situations liées à la paroi maternelle, à la position fœtale au terme inapproprié de l’examen, ce qui peut entraîner une mauvaise appréciation de la réalité.
  • Tout n’est pas du ressort de l’échographie.

Respecter les périodes conseillées par votre médecin. Habituellement les examens de routine sont pratiqués à 12, 22 et 32 semaines d’aménorrhée (absence de règle) révolues mais, bien entendu, certaines situations peuvent amener à pratiquer des examens plus souvent ou à des dates différentes.

La durée de l’examen n’est pas prévisible et dépend des conditions locales et de la complexité du bilan.

Correspondances mois et semaines d’aménorrhée :

Tableau de correspondance entre les mois, les semaines d’aménorrhée et les semaines de grossesse

1 mois 2 mois 3 mois
1er trimestre Semaines d’aménorrhée 3-4-5-6 7-8-9-10-11 12-13-14-15
  Semaines de grossesse 1-2-3-4 5-6-7-8-9 10-11-12-13
  4 mois 5 mois 6 mois
2ème trimestre Semaines d’aménorrhée 16-17-18-19  20-21-22-23-24  25-26-27-28
  Semaines de grossesse  14-15-16-17  18-19-20-21-22  23-24-25-26
  7 mois 8 mois 9 mois
3ème trimestre Semaines d’aménorrhée  29-30-31-32 33-34-35-36  37-38-39-40-41
Semaines de grossesse  27-28-29-30  31-32-33-34  35-36-37-38-39

Qu’est ce que la clarté nucale ?

Echographie clarté nucaleLa clarté nucale est une bande noire à l’échographie, localisée au niveau de la nuque du fœtus. Elle correspond à un œdème existant lors de la formation du fœtus au 1er trimestre.

Sa mesure échographique permet de faire un calcul de risque par rapport à la trisomie 21.

Les échographistes habilités à faire la mesure de la clarté nucale ont un numéro de réseau de périnatalité qui est nécessaire pour ce calcul de risque.

L’échographie doit être calée entre 11 semaines d’aménorrhée ½ et 13 semaines d’aménorrhée  ½. Une prise de sang est donc à prévoir le plus rapidement possible après l’échographie et il n’est pas nécessaire d’être à jeun.

Si les parents désirent faire ce dépistage, un calcul de risque statistique  combiné intègrera cette mesure de clarté nucale, l’âge de la patiente et des données biologiques.

Une prise de sang est donc à prévoir le plus rapidement possible après l’échographie et il n’est pas nécessaire d’être à jeun.

Si l’échographie n’a pu être réalisée à temps pour le calcul de risque du 1er trimestre, un calcul de risque du 2ème trimestre pourra être proposé, reposant alors sur l’âge et la biologie.

Cependant, ce calcul de risque du 2ème trimestre ne sera remboursé par la Sécurité Sociale que jusqu’à 18 semaines d’aménorrhée.